Si la littérature consacrée aux aspects psychologiques de la dérive sectaire et aux manifestations de l’emprise mentale est abondante, par contre peu d’ouvrages et de recherches ont été consacrés aux aspects juridiques de la question que ce soit en droit pénal, mais aussi en droit administratif et par rapport aux libertés publiques.
On doit donc savoir gré à Gilbert KLEIN, président du Cercle Laïc pour la Prévention du Sectarisme de Vesoul, de s’être attaqué à ce sujet difficile puisque, nous dit-il à juste titre dans son ouvrage Dignité – Liberté, « l’administration semble ne disposer d’aucune norme à même de lui dicter les principes d’une réponse cohérente au défi des dérives sectaires. »
« Dignité – Liberté », le titre sonne bien. Le contenu est ambitieux : « Dérives sectaires et droits fondamentaux » . Le constat initial est inquiétant : « Les groupes à dérive sectaire bénéficient de droits étendus…
En effet ils peuvent développer leur activité dans un contexte de liberté.
L’état des lieux n’est pas rassurant : « Il manque au droit administratif interne une perception claire des dérives sectaires. »
L’absence de réponse est pointée du doigt : « L’administration semble ne disposer d’aucune norme à même de lui dicter les principes d’une réponse cohérente au défi des dérives sectaires »
Et que dire de l’emprise, base de tout abus sectaire ?: « L’emprise est une notion mal connue. »
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